Au gré du vent

Elle s’est balancée à une branche toute sa vie.

Quelle fille étrange…

Elle qui amusait tant ses galeries…

Je l’imagine, le corps en sang, sur les rails tachés.

Elle s’est lancée…

Je l’imagine toute en lambris.

Elle s’est accrochée au gré du vent toute sa vie

Coûte que coûte,

Cette brindille qui riait tant…

Je l’imagine, l’âme à l’envers.

Elle se blessait…

Je l’imagine toute en grisaille.

Elle s’est essoufflée, à bout de rages,

Sevrée d’envies,

Même celle de peindre ses couleurs sucrées…

Je l’imagine, le corps séché dans une morgue.

Elle s’est rendue…

Je l’imagine toute en froidure.

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