La Prétention du crocodile

Nerfs d’acier, cœur de plomb…

C’est ainsi que je le ressens,

Dans ses hautes sphères,

Tout en étant là, présent.

Il a la prétention du crocodile.

Aux yeux d’autrui, nulle émotion…

Seule sa verve il distille.

Nerfs d’acier, cœur de plomb…

C’est l’allure qu’il se donne.

Mais j’émets quelques doutes

Et ne serais pas étonnée qu’au fond

Il ne soit pas ce genre d’homme.

De l’intérieur il lutte, le petit garçon…

Seul son verbe il babille.

Nerfs d’acier, cœur de plomb…

C’est un nécessiteux des sentiments.

Il fait d’ailleurs don de son sang.

Cet homme ne peut être mauvais…

Mais il a la prétention du crocodile.

Aux yeux d’autrui, nulle émotion…

Seule sa verve il distille,

Nerfs d’acier, cœur de plomb…

Combien de temps encore

Va-t-il tenir à bout de corps

Son armure de faux-semblants,

De preux conquérant au long cours…

Son regard bleu glacé si tranchant

Lui confère un air psycho-risible.

Son beau visage d’où n’émerge nul sourire…

L’homme au masque de fer attend

Sa proie patiemment, tel un crocodile.
 

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