Du bois et du mimosa

Vous me demandez

Ce qui me comblerait, moi, vestale prêtresse

De ma cause désespérée…

Je vous dirais

Du bois et du mimosa…

Aux violents plaisirs de la douce luxure

Je ne puis succomber.

Me voyez-vous me résoudre à l’idée d’être enterrée

Vivante, mise en terre, toujours vibrante,

Et pourrissante…

Je vous dis non, pour sûr.

Vous me demandez

Ce qui me comblerait, moi, pauvre nonne

À la chasteté condamnée… 

Je vous dirais

Du bois et du mimosa…

Aux violents désirs de ma nature

Tourmentée je ne puis m’abandonner.

Me voyez-vous me résoudre à l’idée d’être enterrée

Vivante, mise en terre, toujours vibrante,

Et pourrissante…

Je vous dis non, pour sûr.
 

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